[S1] Guide Débutant : Acheter son premier vélo route

En tant que triathlète débutante, j’ai dû acheter des vélos et j’aimerais vous partager mon expérience et ce que j’en ai appris. Ça n’a rien de scientifique et vos recommandations seront les bienvenues en commentaires !

“Que vous soyez triathlète confirmé ou débutant dans cette discipline, vous avez dû remarquer les nombreux vélos de contre-la-montre présents dans les parcs à vélo, notamment sur les triathlons moyennes et longues distances” — Opentri

Lorsque j’ai débuté le triathlon, j’ai été me placer sur un vélo RPM à la salle de sport. Très vite, je me suis rendue à l’évidence : il faut que je m’entraîne dehors et mon vélo de ville ne sera pas accepté dans le parc à vélo. Mais quoi prendre quand on voit des machines de guerre et qu’on est persuadé de ne pas avoir le niveau ou le budget ?

Je vous glisse ici quelques éléments qui m’auraient bien aidée !


Quand il a fallu acheter mon premier vélo route, j’avais très peur de la position et de la taille des pneus fins. J’ai donc investi dans un vélo abordable en prix, neuf parce que je ne savais pas vers où aller en occasion, dont la maintenance était quasi assurée, et entre route et gravel pour commencer : le Triban RC520. Des pneus de 32, des pédales panier, un cadre aluminium bien rigide, et une garantie d’entretien par Décathlon. Le tout pour 1000 €.

Sauf que voilà, j’ai enchainé les soucis pendant une année. Entre les freins que j’agrippais à peine du bout des doigts, les lombaires en feu, le cadre très rigide et les pneus d’origine d’une adhérence relative… C’était compliqué.
Parfait pour des randos, pour des balades le long de la Loire ! Sauf qu’ici, on fait du triathlon.

J’hésitais beaucoup à changer, notamment parce que j’ai longtemps dit “non mais à mon niveau, je n’ai pas besoin d’un truc de fou. C’est bon, je n’envoie pas tant que ça”.
Un discours qu’on entend surtout chez les femmes, beaucoup plus frileuses à l’idée d’investir dans un vélo plus compétitif en général.

Pourtant, un matériel un peu plus adapté fait la différence en termes de confort et de sécurité. Entre le vélo en lui même, le choix des pneus, de la selle, etc. C’est tout un attirail qui peut vous changer la vie sans dépasser les 25km/h.


Les critères de choix

J’ai donc enfin changé de vélo en suivant les conseils avisés de mon copain (non en vrai, c’est lui qui a choisi le vélo) et je dois avouer que la différence est notable ! Ce Canyon Ultimate CF SL seconde main à 1900 € est plus léger, meilleurs pneus et donc meilleure adhérence, plus souple… bref, incroyable ! Mais avant de l’acheter, il y a eu des critères important qui sont entrés en compte, et certaines choses que j’aurais voulu savoir avant :

L’utilisation

La première question que je me suis posée était “ok, mais je vais en faire quoi ?”. Et bien le Triban RC520 a été mon vélo de vélo-taff, de ville, de tri, de sorties longues, de bosses (1200D+), de vadrouille. Aujourd’hui, j’ai besoin d’un vélo plus compétitif pour aller chercher de la performance et du D+. C’est différent !

Le budget

Je reste convaincue que si on me met une machine à 20 000€ à disposition aujourd’hui, je n’arriverai pas à la pousser à ses pleines capacités avant quelques années. Donc l’idée est de commencer par regarder ce qui se fait, ce qu’on est prêt à mettre, les possibilités de paiement en plusieurs fois, etc, ce qu’on peut gagner en termes de performance en ajoutant peut-être 200-300€.
Pour mon deuxième vélo, on m’a conseillé un appel à la participation dans ma famille. Une cagnotte pour me soutenir dans mes bêtises. Et je dois avouer que ça a joué sur le choix du vélo parce que j’ai pu mettre plus que si j’avais été seule. (merci à la famille qui a rassemblé plus de 1000 € pour que je continue de progresser)

Possibilité de revente

Chose que je n’avais pas faite, voir à combien il se revend ! Le Triban est un vélo assez commun et donc son prix de revente est assez bas et il y a une perte dans le processus. Parfois, mettre 300€ de plus, permettra de le revendre quasiment à son prix d’achat.

Taille du vélo et de l’humain

J’ai mis du temps à le comprendre, la taille des jambes et du torse est à prendre en compte ! Et il est préférable d’être en haut de la fourchette de taille. Par exemple, je fais 1,70 m. Mais avec des jambes de 1 mètre. Donc la distance entre mon bassin et mes cocottes est plus courte que ma hauteur de selle. C’est comme ça que je me suis retrouvée sur un Triban avec le bout des doigts sur les freins, même après un réglage de la selle et des cocottes !

Aspects techniques

Voilà une liste de pré-requis techniques basiques pour débuter :

  • Braquet 50-34 parce que ce sera simple à prendre en main et polyvalent sur les terrains et du 52-36 si vous visez des terrains plats.
  • Cadre route et pas aéro parce que le cadre route est plus polyvalent et accessible pour rouler pour des débutants/intermédiaire, cadre aérodynamique sera plus rigide et moins facile à rouler partout (et moins confortable).
  • Transmission câbles / manuel et non électrique. Les électriques ont un fonctionnement intéressant sur la fluidité, mais plus onéreux et source de panne plus fréquente.
  • Roues avec une largeur de 28 ou 32 pour plus de confort et psychologiquement agréable si on a peur.
  • Concernant les freins, c’est au choix! A patins c’est plus léger, mais moins revendable. A disque c’est plus sécurisé, mais freinage plus sec.

En résumé, si je devais donner un conseil à quelqu’un qui débute : n’hésitez pas à prendre un vélo compétitif, sans y mettre des milles et des cents, et revendable pour améliorer l’équipement quand on monte en niveau.

Et si vous vous tournez vers des vélos d’occasion, voici quelques sites de confiance :

Le miens viens de Troc-vélo ! N’oubliez pas de graver vos vélos!

Des bisous

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