En tant que triathlète débutante (et hyperactive), je découvre beaucoup au fil de l’eau. Et parfois des choses dont on ne parle pas explicitement. Donc voici mon retour d’expérience sur la coupure!
“La coupure est le terme qui vulgarise la période de repos durant la saison d’un sportif. Le repos peut être actif ou inactif et cette période peut se présenter une ou plusieurs fois dans la saison.” – Opentri
Dans l’article et le webinaire Opentri (lien attaché à ce post), il a été expliqué comment la gérer d’un point de vu sportif et reprise, ce qu’on pouvait faire pendant cette coupure, mais pas ce qui allait se passer. Enfin si, Maxime nous dit “il faudra faire le deuil de ses perfs d’avant coupure”.
On ne m’avait pas dit ce qui allait se passer pendant la coupure! C’est pas si simple! On a beau être beaucoup de triathlètes dans cette période, ça reste difficile de passer de 10h+ d’entrainement par semaine à rien.
Personnellement, et peut-être vous aussi, j’ai raté une marche! Je m’attendais à déprimer par manque de sport, mais pas au reste.
Jour 1-2: Les deux premiers jours, mon TDAH s’est dévoilé dans toute sa splendeur! Le chaos, le besoin de bouger, la perdition, l’énergie qui coulait à flot pour encaisser les entrainements à venir (sauf qu’il n’y en avait pas). Un tourbillon de pensées, d’actions et déplacements inutiles. Mes proches en ont eu marre assez vite 😂
Jour 3-4: En psycho, on parle d’un équilibre cerveau-physique. Le besoin d’activité physique-manuelle quand on est très cérébrale et l’inverse (écouter un podcast en cuisinant, lire puis courir, etc). Et ne plus avoir d’activité physique, mon cerveau à repris toute la place. Tout ce que je n’arrivais pas à ranger dans ma tête, toutes ces émotions que je n’arrivais pas à digérer, tout ce que j’avais besoin de “process”, s’est mis en place et s’est déroulé en 2 jours! Comme un puzzle résolu en un clin d’œil! Je ne le savais pas, mais j’en avais besoin. Et j’avais FAIM! J’ai continué de manger comme en phase d’entrainement! Le cerveau ça consomme 🤭
Jour 5-6: La déprime. La fatigue. La relâche. Bon ça, on le savait. Le système nerveux finit enfin par lâcher et se reposer. Autant, le tourbillon des jours précédents je ne l’avais pas vu arriver. Autant la j’étais prête! Cela dit, j’ai quand même dit “mais comment je cale 10h de sport par semaine? j’ai le temps de rien, je suis KO, j’arrive même pas a étendre mon linge… Je comprends ceux qui me demandent comment je fais. Je ne sais pas”.
Les pensées intrusives, le manque d’activité, l’absence de motivation, les siestes à n’en plus finir. Comme si mon corps se reposait enfin au prix de ma santé mentale.
Et bien sûr, le fait de ne pas pouvoir en parler à mes proches… Parce que “ah ba tu vois que c’était une addiction! tu déprimes dès que t’es 3h sans sport!! C’est pas bien, tu devrai te reposer”. Mouais… et toi tu devrai te bouger Roger!
Jour 7-8: Le retour de l’énergie! Ça y est, ça revient. Il était temps! Le système nerveux s’est reposé, le corps aussi, l’envie est la. On y retourne mais doucement!! Parce que les sensations sont différentes, on réagit différemment, on n’a pas le même niveau. Mais ça, l’expert Opentri nous l’avait dit…
Dans le webinaire, Charly et Maxime proposent soit de couper une bonne fois en Novembre/Décembre et d’avoir une phase de maintien-repos en milieu de saison. Soit de mini couper plusieurs fois dans l’année, entre les grosses phases d’objectifs. C’est à tester, on est tous différents.
Globalement, cette coupure m’a permis de me rendre compte de l’importance de prendre le temps de laisser la place à ses pensées sans effort physique. Et de l’importance de relâcher le système nerveux.
Mais je serai très preneuse de vos récits, de savoir comment vous vivez vos coupures, comment ça se passe chez vous. Vous en êtes ou?
Bisous

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