En réalité, ce triathlon M a commencé quelque part en juin 2024, une fois que je me suis remise de mon premier triathlon jamais fait : le triathlon S de Montreuil-Juigné. Une fois la ligne d’arrivée passée, l’émotion redescendue, la récupération finie, j’ai directement proposé à mon pote Mathieu : « Viens, on refait et on double ? »
Montreuil-Juigné, c’est un peu comme un pèlerinage et l’endroit des premières fois. Revenir années après années pour refaire plus fort ! D’abord mon premier triathlon, puis plus grand, mon premier M et l’année prochaine, podium ? Mon premier ?
Un presque podium
Cette année 2025, en même temps que le triathlon M de Montreuil-Juigné, il y avait le 70.3 de Tours et d’autres. Pourquoi c’est important ? Parce que toutes les femmes trop fortes étaient sur d’autres courses, ce qui laisse la place pour les moyennes de faire un podium !
Et pour mon premier M, j’ai faillis faire un podium ! J’aurais fini 3ᵉ femme si je n’avais pas explosé complètement en course à pied pour finir 7ᵉ femme. Mais je suis déjà très fière de moi. Pour un premier, c’est très bien ! Alors, je m’autorise à rêver « et si je faisais un podium l’année prochaine ? ».
Je suis sortie 10ᵉ femme de l’eau, une transition rapide et efficace, un vélo très costaud, et je commence la course à pied 3ᵉ femme. J’ai éclaté complet en course à pied, et c’est bien dommage parce que j’étais bien partie ! Mais je suis ravie que ces femmes qui m’ont doublé l’aient fait, elles méritent tout l’honneur possible ! Pour certaines, ce fut de belles rencontres et ce sera à charge de revanche !
Un sport collectif et individuel
Le triathlon, c’est un sport collectif à l’entrainement et individuel en course. En club ou non, on est tous ensemble pour des longues sorties à vélo ou en course à pied, on s’entraide en piscine et on se suit sur les réseaux en se donnant des conseils. On se soutient, on s’encourage. Et pourtant, sur la ligne de départ, on cherche à être meilleur.
Personnellement, j’essaye de garder cet état d’esprit sur les courses. Et j’encourage toutes les femmes qui me dépassent en les poussant à faire encore mieux ! On est déjà peu, alors un peu de sororité ne peut pas faire de mal. Sur la course, j’ai encouragé une femme qui, interloquée, s’est arrêtée dans son élan pour me demander « mais tu ne fais pas la course ? ». Je lui ai répondu que si, et que j’allais la rattraper en course à pied si elle continuait à papoter ! On est déjà tellement peu, c’est important de se pousser.
C’est dans cet état d’esprit qu’on a commencé la course avec Mathieu. Comme je disais, cette course, je la prépare depuis longtemps. Un an pour être précise. Je ne visais aucun podium, aucun temps, juste être à la hauteur de Mathieu. On s’est suivi sur Strava, par messages, etc. Alors quand on a débarqué chez les amis quelques jours avant, on savait déjà qu’on avait à peu près le même niveau et que ça allait être franchement sympa. Il y avait un départ anticipé pour les femmes donc, on s’est dit « est-ce que tu penses que tu me rattrapes ? ». Il avait trois disciplines pour me rattraper, environ trois heures. On a globalement joué à chat !
Un week-end en famille
En plus de toute cette sororité et amicalité, il y a eu aussi des moments de famille. Deux jours avant, Mathieu a inscrit son fils le même jour sur le Duathlon en minipoussin. Ça permettait d’aller encourager le petit à 12 h et de se préparer pour un départ à 14 h 30. Une journée en famille à Montreuil-Juigné.
En plus ma maman était là pour la première fois ! Dans la famille, on n’est pas compétition du tout. Je crois que c’était sa première. Elle a été surprise quand la veille au soir, on a préparé des cartons de soutien pour le duathlon et pour le triathlon. Ne sachant pas trop quoi écrire, elle a opté pour un « RELAX SA-MA-MAX » pour Saskia, Mathieu, Maxime. Beaucoup trop adorable !
Repérage et préparations
Deux jours avant Maxime, mon copain, récupère le tracé de la course sur le site internet et on part pour 20 km de repérage de la boucle vélo à faire deux fois le jour J. Je suis une quiche en orientation, donc le repérage ne change pas grand-chose pour moi. Ce qui importe, ce sont les sensations : ce virage, je peux aller vite, celui-là non. Cette côte, je peux monter à 300 watts, celle-là non. Sauf que bien sûr, on s’est trompés de chemin. Bah oui ! Donc, on a fait la moitié de la reco-vélo réelle. Et comme si ça ne suffisait pas, je me suis beaucoup trop emballée, et dans mon euphorie, mon énergie fouillis, et mon hyperactivité, je suis tombée à l’arrêt. Rien de grave. Ç’a juste effrayé mon copain qui a forcé le roulage tout doux sur la suite. Il avait raison.
Dans la soirée, on est allés faire le repérage des zones de transition et de la natation. Quelle ne fut pas notre surprise, quand on a découvert d’abord une sortie de l’eau sous un petit pont, puis un tapis bleu au sol de 400m pour la zone de transition en sortie d’eau ! « Chaussures à la sortie autorisées ». J’ai fait le trajet, persuadée à la fin que je placerai des chaussures. Trop long !
Et finalement, pour être sûr d’être au top, la veille, on s’est lancé dans un nettoyage complet de tous les vélos. Y compris pour le duathlon ! Tous les vélos ! Et tout le monde s’y est mis, les petits comme les grands ! Un doux moment de famille.
Le jour J, un enchainement d’émotions
On arrive donc sur la course pour 11 h, le temps pour Mathieu d’aller chercher son premier dossard main dans la main avec son fils. Je ne suis pas sûre de la sensation, mais je pense que c’est émouvant… En y allant à mon tour « Ah, mais numéro 11 ! Oui, Nico va te suivre sur toute la course ! ».
Pendant toute la préparation, j’ai essayé de mettre l’organisation de la course à l’honneur sur mes réseaux. Une façon pour moi de les remercier et de souligner le caractère spécial de cet évènement. J’ai même proposé quelques posts pour des conseils d’avant course en collaboration. Véritable reporter inside, ils ont été adorables et m’ont repartagé sur les réseaux, ce qui m’a permis d’aider plusieurs personnes en message privé ! En retour, ils ont demandé à Nico au micro, le speaker le plus connu du Maine-et-Loire et de la Bretagne, de me suivre sur la course ! Quel privilège !
On se place tous pour soutenir le petit sur la course du Duathlon. C’est à la fois émouvant et frustrant de ne pas pouvoir le voir tout du long ! Déjà en tant que tata, j’aurais aimé être à ses côtés. Alors en tant que parents… Mais il nous avait dit « je veux vous voir un peu partout ». Et il a raison le petit ! C’est un peu partout qu’on a besoin de nos supporters, pas spécialement aux endroits qu’on aimerait voir. J’en ai profité pour glisser à ma maman « la sortie de l’eau, je sais que tu vas vouloir la voir, mais ce n’est pas là que j’ai besoin de toi. J’ai besoin de toi au départ vélo ».
Une fois la course finie, sa médaille en poche, un énorme câlin de tata super fière, le temps est rapidement venu de nous mettre en route. Accrocher les stickers, se préparer mentalement, mettre la boisson dans les bidons, etc. C’est aussi le moment que j’ai choisi pour fondre en larmes d’appréhension contre Maxime. « Je suis prête, hein mon amoureux ? ». Quand le petit deuxième a demandé « pourquoi tu pleures tata », je ne savais pas quoi lui dire… « Parce que j’ai peur, mais c’est de la bonne peur ». Heureusement, sa maman est arrivée en héroïne avec la meilleure réponse « puisque tata, elle prépare cette course depuis longtemps, et c’est la première fois qu’elle fait cette distance, et elle est submergée par ses émotions. Comme toi parfois quand tu ressens trop de choses. C’est pour ça qu’il faudra crier très fort pour l’aider ! ». Ouais, voilà. Comme elle a dit la dame.
Au bout d’un moment, j’ai décidé qu’il était l’heure. Mon cerveau est passé de paniquer à guerrière. Je savais ce que j’avais à faire. J’étais prête. Il fallait aller au parc à vélo, s’installer, se tartiner de crème anti-frottement, ramener un sac à la consigne, s’échauffer.
C’est globalement ce qu’il s’est passé. Direction parc à vélos, contrôle par les arbitres à l’entrée, repérage du placement, installation sous le regard de ma maman et de l’équipe de supporters, et tout à coup, j’entends le speaker « c’est également le retour de Maxime C dans la région ». Maxime… Mon Maxime ? Mais non ! Eh bien si. Mon copain est une star en Maine-et-Loire et en Bretagne ! Ça m’a fait plaisir de savoir que Nico au Micro nous suivrait donc tous les trois.
On s’échauffe avec un petit 2 km de course à pied, pendant lequel Maxime nous donne le conseil ultime « n’étalez pas la crème avec vos mains directement, ça reste et ça empêche l’eau d’adhérer à la peau et donc de pousser correctement dans l’eau. »
Devant la ligne de départ de l’eau, un dernier câlin à ma copine, à ma maman, un dernier check amical à Mathieu avant de lui dire « À partir de maintenant, c’est chacun pour soi, attrape-moi si tu peux ! On sera à nouveau potes à l’arrivée ! ».
La natation
Comme prévu, départ anticipé pour les femmes pour ce 1500 m, deux boucles. 5 min d’avance sur la natation. On n’avait pas pu s’échauffer avant, c’est donc sèche qu’on entre toutes dans l’eau petit à petit, mais vite quand même ! À peine placée, le départ était donné ! Cette année, l’eau froide ne m’a pas surprise, j’étais bien plus entraînée ! Et l’eau était un poil plus chaude. Il faut le dire… Je lance ma montre et départ en crawl. Je décide de contrôler ma natation. 15 femmes, 190 personnes. Si je suis en maitrise en termes de cadence et de trajectoire, ce sera déjà bien et on ne devrait pas se bousculer. Le premier retour m’a paru interminable ! J’ai entrepris de me caler dans un rythme et de repenser aux derniers jours passés ensemble avec les amis, à mes évènements perso du moment, j’ai fait le point en sommes. Et puis je me suis demandée si les supporters se demandaient à quoi on pensait dans l’eau. Globalement: aller droit, respirer, c’est qui ce tocard qui me chatouille les pieds, appuyer plus fort, avancer, purée c’est loin, je suis bien là, ah mais on me double beaucoup là quand même, je suis dernière? non c’est bon, ah non ! il va pas me doubler en brasse celui là !
Sortie de l’eau assez jolie. On passait sous un petit pont, puis deux bénévoles incroyables nous aidaient à nous sortir de là pour courir sur les marches et enfin le tapis bleu. Interdiction d’enlever la combinaison puisqu’on était officiellement toujours sur le parcours de natation. Donc je me suis retrouvée à courir les 400 m avec la combi sur les hanches, que je devais tenir parce qu’elle glissait. Note à moi même : voir pour une combi à ma taille à l’occasion.
Attrape-moi si tu peux !
Arrivée en T1, une bénévole me dit « allez, 7 ème femme » et la femme de Mathieu (ma copine) me rassure « t’es bien là, allez go ! Il n’est pas encore passé ». Il c’est Mathieu bien sûr ! Je suis encore devant lui, mais pas de beaucoup. Je ne le sais pas, mais il est 2 minutes derrière moi. Chéri, lui, est bien loin devant. Vélo chrono et casque aéro, il était parti pour fendre l’air ! Tout se passe comme prévu, tellement bien que je me suis retournée pour vérifier que je n’avais rien oublié. Je sors de la zone, j’entends le speaker qui m’encourage, je vois mes amis, j’entends la voix de ma maman. C’est parti !
Le vélo
42 km de vélo. Deux boucles. Je savais que je ne connaissais pas tout le parcours. Compteur GPS enclanché avec la route à suivre, je savais aussi que je pouvais rester autour des 170-180 watts sur le plats, et qu’il fallait que j’essaye de rester en dessous des 250 watts sur les bosses. Et globalement si je suis autour de 150 watts de moyenne en course, c’est déjà pas mal pour moi. Les watts sont les indicateurs de puissance et non de vitesse. La vitesse n’a pas de sens quand on est dans une bosse, alors que si on force trop on peut s’épuiser trop vite. Donc on regarde les watts.
Dans ma frenesie, j’ai lancé la machine, commencé à manger un gel et de la boisson, et dépassé quelques femmes. J’étais bien ! Tellement que j’ai doublé une femme qui ma reprise, je l’ai redoublé, etc. On a papoté un peu sur le parcours, c’est elle qui a été étonnée que je la soutienne. Au bout d’un moment le scooter arbitre nous lance « il va falloir se décider mesdames, mais on ne reste pas côte à côte ! ». On savait que le drafting n’était pas autorisé, on a appris que le papotage non plus ! On depasse une autre qui à crevé et plus loin une bénévole me dit « 4 ème ou 5 ème femme ! ». Bien sûr que ca motive ce genre de commentaire ! Même si c’est pas vrai, ca donne envie d’aller chercher celles de devant ! Surtout quand on a l’impression que ca va !
D’où ma surprise dans une bosse au 16 ème kilomètre : Mes jambes sont devenues lourdes, je n’arrivais plus à pousser. J’étais persuadée d’avoir crevé. Et je n’avais aucun matériel pour réparer. J’ai ralenti, et je suis passée en maitrise de mon vélo. Pas trop de risques en descentes ou en virages, toujours a bloc dans les montées. J’ai même demandé à un bénévole s’il pensait que j’avais crevé, il m’a dit que ca allait. je me suis dit « t’as 25 kilomètres à faire, tu donnes tout jusqu’a ce que tu roule sur la jante. Sur un mal entendu, c’est juste un mini trou et ca passe ! ». Ca ne m’a pas empêché de remercier tout les bénévoles que je croisais et d’ambiancer tout les supporters pour les entendre crier tout du long ! C’est long 40 km, autant s’amuser !
Je le concluerais après en regardant l’analyse du parcours, en fait j’allais juste beaucoup trop fort pour moi. J’avais dit 150 watts de moyenne, j’ai fini sur un 170 watts de moyenne. 20 d’écart c’est énorme ! Et c’est une moyenne, ca veut dire que j’ai atomisé mes propres records et par la même occasion, mes jambes. En gros, en moyenne je suis autour de 28 km/h avec une pointe à 55 km/h. Ce qui est okay s’il n’y a pas de vent, pas de bosses, et que rouler dans la roue de quelqu’un est autorisé.
Ce n’était pas le cas. Il y avait un peu de vent, des bosses, 360 D+ au total, pas de drafting autorisé, et quelques passages techniques ou encore des routes toutes cassées. Le parcours était néanmoins super jolie et au 22 ème kilomètre on a pu voir les supporters, ce qui fait toujours du bien ! Pour eux, et pour nous.
Les informations nécessaires
Juste avant d’arriver en transition, je double une femme. Je lui lance « Waaa comment j’ai cravaché pour venir te récupérer toi ! Bravo t’es une machine ». Cette machine me doublera plus tard et on gardera contact !
Je pose le vélo, ma copine me donne les informations principales pendant que je me change : Mathieu n’est pas la, je lui ai mis probablement plus de 5 minutes. Maxime a pris un éclat en vélo, si je le vois je dois le pousser parce qu’il est reparti en marchant. Je suis entre la troisième et la cinquième femme.
Ce genre d’informations sont beaucoup plus impactantes que des cris de joie et de soutien. Parce que dans la course, on n’a qu’une vague idée de ce qu’il se passe. C’est toujours agréable d’entendre des cris de joie et de motivation mais en transition on a le temps d’avoir un coach pour nous aider a nous situer.
Je repars donc, 3 ème femme, en course à pied. Les jambes tellement lourdes !
Du trail ou un boulet ?
Vous le savez comme moi, je n’ai pas fait de podium. Cette année, j’avais fait le choix de prendre mes baskets de trail et non de course à pied. Et je n’avais fait aucune reconnaissance du parcours course à pied, l’inconnue totale ! Deuxième erreur qui me coûte ce podium (que je n’envisageais même pas à la base hein ! On se rappelle, moi je fais la course avec Mathieu !). Le parcours pouvait complètement se faire en chaussures de courses, voir même, j’aurai probablement eu des chaussures plus légères, avec un meilleur amorti.
Départ de la course à pied, j’essaye de me caler doucement pour un ou deux premier kilomètre facile histoire de delayer les jambes. Je regarde ma montre : 5:20 min / km. Je visais 6:20 min / km. J’étais donc bien trop rapide. Mais encore une fois, j’étais bien et me savoir bien placée chez les femmes ma grisé complètement, me faisant oublier que j’étais sur un M et pas un format S. Sur un S, j’aurai tout donné pour le podium. Quitte à arriver en flirtant gentiment avec la crise d’asthme. La il y avait 10 km. C’est bien plus long, un effort à gérer sur environ 1h pour moi.
Sur le parcours, je croise des gens qui en sont au retour de la première boucle. Et quelle surprise de voir Maxime entrain de courir, j’étais partagée entre de la peine qu’il n’en soit « que la » et en même temps on savait qu’il pouvait prendre un éclat donc contente de le voir courir. Un check, un « allez mon doudou, lache rien » et on a continué nos routes.
Au bout de 2 ou 3 km, le premier escalier pour nous couper les jambes ! Un escalier en terre et en bois, impossible pour moi en courant. Tellement difficile que je me suis tenue à la rambarde. C’est la que Caroline, la 3 ème au vélo, ma reprise. Elle l’a bien mérité ! Et puis la suite, quelques descentes, un autre escalier, du plat chemin, deux ravitos. Je n’ai pas réussis a prendre mes gels, j’en pouvais plus du sucre. Troisième erreur, l’alimentation. J’étais au bout.
J’ai alterné avec des phases de marche et de course, je me suis trainée. Je me suis poussée pour que Mathieu ne me rattrape pas, en faisant la paix avec le fait qu’il me rattrape si jamais. C’était très long. Je dois avouer que c’est le souvenir que j’en garde « ca fini quand ? ».
Vers la fin, j’accroche un mec qui courrait à mon allure cible. Je vois Maxime sur le bord de la route qui est venu m’encourager « purée mais oui il a fini lui… ». Je vois l’arche, je ne suis plus très loin, on ne peut plus abandonner ici.
Le sprint signature et on remballe
Le sprint signature à la fin, je fini la course au bout de moi-même. Qu’est-ce que j’étais fière sous cette arche ! J’avais fini mon premier M en 3h19 et j’avais vraiment tout donné !
Ma maman était la, elle ne m’avait pas ratée. Je ne l’ai même pas prise dans mes bras tellement j’avais peur de tomber et de m’effondrer. J’avais besoin de boire, de manger et de m’assoir. Les copains arrivent, chéri aussi, les enfants. Un verre de coca plus tard je reprends mes esprits « il est où Mathieu ? ».
Je retourne vers l’arche, sa femme nous dit « il est là, il arrive !!!! ». On lui a crié dessus jusqu’à la fin pour qu’il tienne bon. Et voilà. Je lui avais mis 7 min au global, si on enlève le départ anticipé, j’avais creusé l’écart en vélo et il m’avait un peu reprise en course à pied. 2 minutes de différences. On a donc bel et bien le même niveau !
Un petit tour au ravito, on assiste aux podium des femmes, et il est l’heure d’aller chercher les vélos et rentrer ! Parc à vélo, on remballe les affaires, on donne tout aux filles près de la voiture et Maxime, Mathieu et moi, on rentre en vélo. 5 kilomètres de récupération.
L’après-course
En arrivant à la maison, on se pose un peu. Puis je commence à me sentir mal. Je comate un peu sur le lit, puis je vais aux toilettes. En sortant, l’épisode avait été tellement radical que j’ai fait une chute de tension et que je me suis allongée le temps de me remettre de mes émotions. « Il faut vraiment que j’apprenne à m’alimenter purée ».
Je dois avouer, j’ai moins subis l’après-course de ce M que du premier S. Bien plus entrainée, et bien plus habituée, je suis fière aussi de savoir que j’encaisse bien mieux cet effort. Et j’espère bien parce que je crois que j’aime beaucoup ce format ! A voir sur le deuxième et sur plus long, mais je crois que ca me plait bien.
Le soir, nous avons pris le temps de diner tous ensemble, et on est tous allés se coucher tôt. Une journée forte en émotions ! Ma maman avait les yeux pétillants de souvenirs et d’émotions, ce qui était assez incroyable à vivre je dois l’avouer.
C’est donc fait, mon premier M !
Bisous

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