La motivation, c’est comme un chat : elle vient quand elle veut, elle repart sans prévenir, et si tu passes ton temps à l’attendre devant la porte avec une gamelle, tu risques de finir frustrée, affalée sur le canapé, avec une boîte de cookies vide et l’impression d’avoir raté ta vie.
Pourtant, il y a une bonne nouvelle : on n’a pas besoin d’être motivée pour commencer. On a juste besoin de faire semblant. Jusqu’à ce que ça devienne réel. Jusqu’à ce qu’on devienne, sans même s’en rendre compte, cette personne qui bouge, qui s’entraîne, qui vit mieux.
Alors voici mes astuces de triathlète pas toujours motivée, mais toujours en mouvement, parce que le secret, ce n’est pas d’attendre l’envie, c’est de la créer.
Il n’y a pas de « bon moment » pour commencer. Maintenant, c’est déjà parfait.
Tu attends le lundi ? Le 1ᵉʳ du mois ? La fin des vacances ? Spoiler : ce moment n’arrivera jamais. Parce qu’il y a toujours quelque chose qui repousse le moment de début. La vie, c’est une succession de « maintenant » qui se transforment en « trop tard » si on ne fait rien.
Après mon burn out, j’ai repris le mouvement un mercredi après-midi, après avoir passé trois mois à me dire « Je commencerai quand je serai moins occupée, quand j’aurai la motivation ». Ce mercredi-là, j’ai simplement enfilé mes baskets et je suis allée marcher. Pas parce que j’en avais envie, mais parce que j’en avais marre de ne pas avoir envie.
Le piège : « Je commencerai quand je serai prête. » → Traduction : « Je ne commencerai jamais. »
La solution : Aujourd’hui > demain. Même 10 minutes de vélo d’appartement, même un footing de 500 mètres. La semaine prochaine, ce seront 7 jours de plus sans rien faire. Alors qu’aujourd’hui, c’est 7 jours de moins.
Bouger, c’est déjà être mieux que la version de soi qui est dans le canapé.
On a tous et toutes deux versions de nous-mêmes :
- La version canapé : Celle qui scrolle, qui rumine, qui se sent molle et un peu triste.
- La version « en mouvement » : Celle qui a mal aux jambes, mais qui sourit en rentrant de sa sortie. Celle qui se dit « OK, j’ai fait quelque chose. Aujourd’hui, je gagne. »
Le truc : Tu n’as pas besoin de faire un Ironman ou une grosse séance bien intensive pour te sentir mieux. Une marche, un étirement, un tour de bloc en marchant ou en courant, c’est déjà une victoire. Parce que le sport, ce n’est pas que la performance. C’est aussi le fait de se prouver qu’on est capable de se lever et d’agir.
Mon astuce perso : Les jours où je n’ai vraiment aucune envie, je me dis « aller, juste ce petit tour et on verra. » Et en général, je fais le tour complet !
Si on ne sait pas où aller, on trouve une excuse pour bouger.
Parfois, le problème, ce n’est pas le manque de motivation, c’est le manque d’idée. Alors, on invente un prétexte. N’importe lequel !
Quelques excuses testées et approuvées :
- « Je vais chercher un flan. » (Oui, c’est valable. Même si tu reviens avec un flan ET 3 km de marche.)
- « Je vais acheter des fleurs. » (Bonus : tu rentres avec des fleurs ET l’impression d’avoir accompli quelque chose.)
- « Je vais poster une lettre. » (Sauf que la boîte est à 1,5 km. Parfait.)
- « Je vais faire le tour du pâté de maisons pour écouter mon podcast. » (Et hop, 20 minutes de mouvement.)
Le principe : Trouve une mission. Même bidon. Même absurde. L’important, c’est de sortir de l’inertie.
Personnellement, je m’en sers pour excuse quand je suis dans ma famille. Pour adoucir mon absence quand je pars courir, je reviens avec des croissants ou le petit déjeuner et tout le monde est content !
Faire semblant d’être la personne qu’on veut devenir… jusqu’à le devenir.
C’est la magie du « fake it till you make it ». On joue un rôle jusqu’à ce qu’il devienne notre réalité.
Tu veux être quelqu’un qui fait du sport tous les jours ?
- Jour 1 : Tu enfiles tes baskets et tu fais 5 minutes de marche.
- Jour 2 : Tu refais 5 minutes.
- Jour 10 : Tu réalises que tu as fait du sport 10 jours de suite. Et là, tu es déjà cette personne.
Pourquoi ça marche ? Parce que l’habitude se crée dans l’action, pas dans l’intention. Le cerveau adore les routines. Si tu lui donnes une nouvelle habitude, il va finir par l’adopter.
Pendant le covid je scrollais et je regardais ces filles qui bougeaient. J’avais envie d’être elles mais je n’étais pas assez sportive. Alors j’ai commencé a faire de la muscu a la maison, a aller courir 2km plusieurs fois par semaine. Sans aucune conviction. J’avais juste envie de paraitre. Et finalement, c’est devenu une habitude, moi.
La motivation, c’est un muscle. Elle se travaille.
On croit que la motivation est une émotion qui tombe du ciel. En réalité, c’est une compétence :
- Plus tu agis sans motivation, plus tu deviens résistant·e à son absence.
- Plus tu crées des routines, plus ton cerveau les réclame.
- Plus tu célèbres tes petites victoires, plus tu en veux.
En Résumé : Le Plan Anti-Procrastination
- Commence maintenant. Même mal. Même peu. Même « juste pour voir ».
- Trouve une excuse pour bouger. Même « aller chercher un flan ».
- Fais semblant. Jusqu’à ce que ça devienne vrai.
- Célèbre chaque petite victoire. Parce que chaque pas compte.
La motivation, c’est comme un chat : si tu cours après, elle te fuit. Mais si tu commences sans elle, elle finit par te rejoindre.

